Miam, du « beli »!

BeliFruit du beli. Crédit Photo : Emmanuelle Gunaratne

Une coque vert clair, jaune doré, orangée, brune, toute tâchée. Mon voisin Upali vient de m’offrir ce trésor : un « beli » (බෙලි, en cinghalais) qui paraît mûr à point. On va se régaler.

Les Sri Lankais vérifient son parfum avant de l’ouvrir. Le fruit dégage un arôme doux et sucré. On prend la machette et de deux coups, il s’ouvre. La chair est pulpeuse, fibreuse, tendre, légèrement acidulée voire une pointe âcre bien que toujours agréable. Un goût proche d’une marmelade qui mêlerait citron et tamarin. Ça fond sur la langue, on suce les pépins englués dans un gel visqueux. Quelques cuillerées et on sent déjà les bienfaits sur l’estomac. Ici, on apprécie les qualités nutritives du fruit, riche entre autre en calcium, vitamines B, vitamines A…

La coque est laissée à sécher en plein soleil. Dans quelques jours, on la consommera en décoction : très goutée, elle est prescrite en ayurveda pour lutter ou prévenir les problèmes gastro-intestinaux ou de constipation. Engorgée de ce fruit, la peau dégage le même arôme!

Quand les après-midis se font chauds, on prépare une tisane de fleurs de beli (බෙලි මල් තෙ, beli mal te). On la sirote à l’heure du thé, rafraîchissante, avec un petit morceau de « hakuru » (හකුරු, mélasse obtenue à partir des fleurs de kithul).  Tout est bon dans l’arbre de beli, fruits, fleurs, écorce, feuilles, et même la coque!

Emmanuelle Gunaratne

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